Se servir du banc · Comment faire

Prescrire depuis un problème

Prescrire est atteignable depuis n'importe quel onglet (bouton du bandeau), et l’espace de prescription déroule un parcours : le problème d'abord, parce que c'est lui qui porte l'information — l'indication part avec, et c'est elle qui va chercher les recommandations.

1. Le problème

Depuis l'onglet Synthèse, le bouton Prescrire d'un problème saute cette étape (le problème est dit). Depuis le bandeau, le tiroir demande pour quel problème on prescrit :

  • les problèmes traitables du dossier en tête (les antécédents résolus et les enjeux pluriprofessionnels sont repliés — aucun traitement ne s'y discute) ;
  • un problème peut être ajouté à la volée (il rejoint le dossier, puis le parcours) ;
  • le court-circuit « saisir directement un médicament » reste ouvert — la prescription sans problème déclaré est possible, elle demande juste un geste explicite.

La saisie libre cherche par substance active (« amoxicilline »), nom de marque (« Doliprane », replié — pas une liste de spécialités : c'est le solveur qui les choisit) ou classe (« IPP » → molécule par défaut). Une substance se résout vers son médicament clinique représentatif, dit en clair sur la ligne.

2. Les recommandations

Pour le problème choisi, le tiroir affiche les recommandations de prise en charge du registre local (fiches formelles annotées — ex. HAS « angine aiguë de l'enfant ») qui couvrent la pathologie : rapprochement par code (CIM-10 par préfixe, SNOMED strict, et subsomption SNOMED via Hermes dans les deux sens), jamais par simple ressemblance de texte.

Une proposition principale est visible par rôle ; les autres options restent accessibles en un clic. Les critères et la source se déplient sur la proposition. Chaque ligne dit son rôle (curatif, symptomatique…), son intention (1ʳᵉ, 2ᵉ, 3ᵉ) et ses critères confrontés au dossier : satisfaits (vert), conditionnels (« si allergie documentée aux pénicillines », orange), contredits (barrés — la ligne est contre-indiquée). L'absence de documentation n'est jamais lue comme l'absence du fait : la chip le dit en clair.

Quand une ligne n'est proposée que parce qu'un traitement est en cours (« déjà sous méthotrexate » — la bascule vers une 2ᵉ ligne), la retenir propose d'arrêter la ligne remplacée (prescription et prises prévues), coché par défaut — décochable d'un geste.

« Choisir » une ligne ouvre sa posologie sur place et ajoute un brouillon dans l’ordonnance de droite. « Ajouter à l’ordonnance » confirme la ligne. Le médicament arrive avec la posologie pré-calculée pour ce patient (mg/kg × poids du dossier, plafonds appliqués et dits) — pré-remplie, jamais imposée. L’éditeur se concentre sur le médicament choisi ; le bouton de retour ramène aux traitements. On retient un traitement par catégorie (curatif + symptomatique…), puis on prescrit l’ensemble en une fois. Une ligne « par classe » (IPP…) est résolue vers la molécule par défaut de la classe, et le dit.

Poids manquant avec une dose pondérale : la saisie se propose en place (même circuit que le bandeau — la mesure s'enregistre au dossier) et les doses se calculent dès qu'il arrive, sans fermer le parcours.

Sans recommandation formelle, le tiroir interroge l'API d'alternatives (dispositif CE) : médicaments compatibles avec le profil pour cette indication, avec leur intention. Une indication codée CIM-10 est traduite en SNOMED avant l'appel (table condition de la BIM, puis libellé) — sans quoi le dispositif rend zéro en silence.

3. La forme, puis la posologie structurée

Une ligne retenue commence par le choix de la forme / voie : les familles offertes par la composition (comprimé · gélule, buvable, injectable) se choisissent en un clic — présélectionnée quand le libellé du médicament la nomme (« … suspension buvable »). Le solveur s'y tient strictement : pas de bascule silencieuse comprimé ↔ buvable.

Chaque ligne porte ensuite une saisie structurée : quantité de substance active par prise (mg, g, µg — ou UI pour les activités type héparine, mL pour les formes dosées au volume), fréquence (prises/jour ou intervalle), moments de prise, durée de traitement, durée d'administration (perfusions), voie. Les schémas posologiques BIM présentent séparément dose, fréquence, durée et critères patient. Le contexte clinique et les critères à vérifier restent visibles. Utiliser ce schéma préremplit le formulaire voisin (une dose en mg/kg est résolue avec le poids). Une fourchette est initialisée à sa borne basse et peut être précisée. Les autres schémas et indications se déplient à la demande ; le schéma retenu reste visible. Une recommandation formelle déjà dosée garde les suggestions repliées.

Dès que la saisie est complète, le contrôle ARP confronte la posologie aux bornes du référentiel (doses min/max par prise et par 24 h, durées). Les alertes s'affichent, elles ne bloquent pas ; les contrôles non réalisables (poids manquant…) sont dits — une absence de contrôle n'est jamais un feu vert.

4. Vérifier l’ordonnance

Le bouton Vérifier l’ordonnance rassemble les lignes et affiche leurs compositions. Ajuster revient à la saisie sans la perdre. Changer de problème conserve également les lignes en cours. Les arrondis, alertes et arrêts de traitements associés restent visibles à cette étape.

Le solveur compose chaque prise en médicaments cliniques (BIM, même composition, dans la forme choisie) — la prescription reste au niveau clinique, le choix de la spécialité appartient à la dispensation. Exception : un médicament virtuel dérivé d'une spécialité (code « NV… », prescription en spécialité) garde son nom de spécialité.

  • formes solides : combinaison exacte d'unités entières, la sécabilité (½, ⅓, ¼) en dernier recours ; quand plusieurs forces s'assemblent, une combinaison réalisable sous une même marque est préférée ;
  • buvables : le volume pour la concentration adaptée ;
  • injectables : flacons entiers, sinon le prélèvement minimisant la perte.

Si rien ne compose la dose, le message dit ce qui est réalisable (unités disponibles, doses les plus proches — et l'autre forme orale qui composerait la dose exacte, le cas échéant) et renvoie à la saisie. L'aperçu montre la composition, l'horaire d'une journée type et les totaux du traitement.

5. La validation

Le bouton Prescrire apparaît uniquement dans la revue finale. Chaque ligne doit être confirmée et, lorsqu’une posologie a été saisie, son plan doit être calculable. L’ajout sans posologie reste un choix explicite.

À la validation, le serveur recompose tout (rien de ce que l'écran a calculé n'est cru sur parole) : la ligne s'écrit avec sa posologie et le résumé du plan, et chaque prise devient une administration prévue — visible en pancarte (onglet Administrations, pendant un séjour), à administrer d'un geste. Arrêter la ligne, ou prononcer la sortie, annule les prises restantes.

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